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vendredi 10 avril 2009
boun pi mai
Que ce soit Songkran, le Nouvel an khmer, le nouvel an Lunaire (Pii Mai) ou la célébration de la naissance de Bouddha (Waicak), Thaïlande, Cambodge, Laos, Birmanie et autres fêteront tous le nouvel an ce week-end. Au Cambodge, le nouvel an khmer est la plus grande fête traditionnelle de l’année. Elle commence le 13 ou 14 avril, en fonction de l’horoscope antique. Au Laos, les images de Bouddha sont sorties des temples pour être ensuite nettoyées à l’eau parfumée. En Indonésie, lors du Waicak, une procession de bonzes est organisée, se terminant au temple de Borobudur où des bougies sont allumées et des fleurs répandues sur les routes et statues. Voilà pour l’image d’Epinal, mais la tradition a aussi ses… débordements. En Thaïlande, l’hommage rituel rendu en famille aux anciens par une discrète aspertion d’eau sur les mains a en effet évolué vers une bataille aquatique générale, notamment dans les rues de Chiang Mai, ville vers laquelle convergera pour la circonstance, une population assoiffée de sensations et de fraîcheur. «L’eau coule toujours, l’eau tombe toujours, elle finit toujours en sa mort horizontale» écrivait Bachelard dans l’Eau et les rêves. A l’image du temps, l’élément liquide ne cesse jamais sa course. Que celle-ci, cette année, vous soit douce et fluide
dimanche 18 janvier 2009
hévéa
L'hévéa (Hevea brasiliensis) est aujourd'hui quasiment la seule source de caoutchouc naturel, produit irremplaçable pour l'industrie du pneumatique ou la fabrication des préservatifs et gants en latex. Le genre Hevea comprend 10 espèces d'arbres originaires du bassin amazonien, mais H. brasiliensis est la seule espèce cultivée. Sa domestication et sa culture sont très récentes et ont débuté il y a 125 ans, en Asie du Sud-Est (Malaisie, Indonésie, Thaïlande Inde, Sri Lanka, Vietnam …), c'est à dire hors de sa zone d'origine naturelle. Les variétés cultivées sont des clones de greffes. La population de clones à haut rendement en latex, issue de la sélection en Asie, est appelée population Wickham. Les ressources génétiques (RG) disponibles pour l'amélioration ont été enrichies, à partir des années 70, par des prospections internationales en Amazonie brésilienne principalement. Deux centres internationaux de conservation des RG hévéa ont été créés, l'un en Malaisie (Rubber Research Institute of Malaysia), le second en Côte d'Ivoire (CNRA).
Une collaboration Cirad-CNRA a porté sur la caractérisation de la diversité génétique de la collection de Côte d’Ivoire tant au niveau agronomique que moléculaire. Les premières analyses de diversité génétique de Hevea brasiliensis, avait été réaliséeau laboratoire Biotrop à l’aide de marqueurs isozymes et RFLP. Ces travaux ont révélé une structuration de la diversité génétique de l’espèce H. brasiliensis, non détectée au niveau morpho-agronomique, en relation avec l’origine géographique des populations. Plus précisément, 6 groupes génétiques ont pu être définis, chaque groupe rassemblant des populations originaires d’un même bassin fluvial amazonien.
Une étude méthodologique sur un sous-échantillon réduit (183 clones) de la collection de Côte d’Ivoire a été réalisée afin d’optimiser la constitution d’une " core collection ". Les résultats préliminaires suggèrent qu’un échantillonnage optimisé, garantissant une bonne représentation de la diversité de la collection totale, peut être obtenu en prenant en compte la structuration en groupes génétiques et la diversité allélique intra-groupe. La question se pose maintenant de la faisabilité du génotypage de grandes collections.
Une analyse de la diversité de 300 clones d’hévéa a été réalisée à l’aide de 17 marqueurs microsatellites répartis sur 10 des 18 groupes de liaison de la carte génétique de l’hévéa (2x=2n=36). Les microsatellites révèlent le même patron de structuration que l’analyse combinée des isozymes et RFLP. Le polymorphisme des microsatellites apparaît extrêmement élevé avec en moyenne 17 allèles par locus microsatellites, contre 3,5 pour les isozymes. Les microsatellites constituent bien un outil potentiel pour le génotypage de grandes collections de clones.
Un verger à graine d’hévéa planté en Côte d’Ivoire en 1992 a été utilisé pour évaluer le taux d’autofécondation, le nombre et la distance des pères contribuant à la descendance d’un arbre mère et ainsi évaluer la pollinisation libre comme méthode de brassage . Les résultats des tests de paternité, en utilisant une analyse statistique par maximum de vraisemblance (logiciel Cervus) donne les résultats suivants : a) les microsatellites s’avèrent très puissants pour l’identification du vrai père parmi les 50 possibles ; au risque de 5% le père a pu être identifié pour 99% des descendants, b) le taux d’autofécondation est faible mais non nul contrairement à ce qui était attendu chez une espèce supposée strictement allogame : il varie de 0 à 16% selon l’arbre mère ; c) la contribution paternelle des arbres du verger est très déséquilibrée : 5% des géniteurs ont été identifiés comme pères pour 67% des descendants.
La cartographie du génome a débuté au début des années 1990. Hevea brasiliensis, comme les 9 autres espèces du genre Hevea, était considéré comme un tétraploïde avec 2n=4x=36 chromosomes. Les travaux de cartographie génétique par RFLP réalisés sur cette espèce ont révélé une organisation diploïde du génome, avec une faible proportion de locus dupliqués.
Une carte génétique a été construite sur une F2 de 75 individus issus de l’autofécondation du clone PB260, par analyse de 181 marqueurs (161 RFLP, 15 microsatellites et 5 isozymes).
Les 2 autres populations de cartographie étudiées sont issues du même croisement entre 2 géniteurs hétérozygotes PB260 x FX3899, la stratégie " double pseudo-testcross " conduisant à analyser les recombinaisons génétiques indépendamment chez chaque parent dans un premier temps, puis à fusionner (carte synthétique) les 2 cartes parentales s’il y a colinéarité. FX3899 (alias RO38), est un hybride interspécifique H. benthamiana x H. brasiliensis, sélectionné pour sa résistance génétique au Microcyclus. Au total 777 locus ont été cartographiés par analyse de ségrégation sur 109 descendants, avec une moitié de marqueurs locus-spécifiques : 336 RFLP, 43 microsatellites et 10 isozymes. Les 2 cartes parentales sont parfaitement colinéaires. Cinq régions chromosomiques dupliquées ont été détectées impliquant seulement 18 locus ( sur les 389 locus spécifiques). La taille génétique du génome de l’hévéa est relativement grande couvrant 2150 cM pour la carte synthétique, avec une faible différence de 17% entre les 2 parents.
L'effort principal de localisation de facteurs génétiques d'intérêt agronomique a porté sur la résistance au Microcyclus (Lespinasse et al, 2000b), champignon endémique qui limite la culture sur le continent américain (cf figure ci-contre). Pour environ la moitié des marqueurs, la carte a été construite sur une descendance élargie de 195 individus du même croisement PB260 x FX3899 (Lespinasse et al, 2000a). C’est cette descendance qui a servi à l’analyse QTL de la résistance. L’évaluation de la résistance des 195 descendants a été réalisée, à la station de phytopathologie du Cirad-Guyane, en condition d’inoculation contrôlée à l’aide de 5 souches isolées du champignon. Huit QTL localisés sur 7 groupes de liaison ont été identifiés, dont un QTL majeur localisé sur le groupe g13, identifié pour toutes les souches inoculées, tandis que les 6 autres QTL présentaient des niveaux variables de spécificité vis à vis des 5 souches.
Le stress oxydatif (production non compensée de formes toxiques d’oxygène), généré par l’exploitation intensive a des répercussions importantes sur la production. Il affecte aussi bien l’écoulement du latex que la régénération du contenu cellulaire entre deux saignées. Un certain nombre de facteurs biochimiques ou moléculaires impliqués dans la protection contre le stress oxydatif ont été identifiés. Nous avons entrepris d’analyser l’évolution de ces facteurs (activité enzymatique, expression des gènes, niveaux d’antioxydants) en fonction de l’intensité d’exploitation (i.e. nombre de stimulations éthyléniques annuelles) pour plusieurs génotypes plus ou moins sensibles au stress d’exploitation, afin de désigner les facteurs significativement corrélés au potentiel de production des arbres.
Ces travaux sont accompagnés du clonage de promoteurs de gènes spécifiques des tissus laticifères et/ou inductibles par les stress. Deux types de promoteurs ont été clonés à partir de 2 familles de gènes d’hévéa codant pour l’hévéine et la glutamine synthétase (GS) et qui présentent potentiellement plusieurs spécificités intéressantes (Pujade-Renaud et al., 2001). L’hévéine est une protéine présente exclusivement et massivement dans les cellules laticifères. Les gènes d’hévéine sont induits par la blessure et par le traitement éthylénique. Les différents gènes de glutamine synthétase isolés chez l’hévéa sont induits ou sur-exprimés de manière précoce dans les cellules laticifères par un traitement éthylénique. Les promoteurs isolés ont été clonés en fusion avec un gène rapporteur (gus) dans un vecteur de transformation. La fonctionnalité des promoteurs a été démontrée en expression transitoire dans du cal d’hévéa transformé par biolistique. Une méthode de transformation génétique permettant l’établissement de lignées de cal transgénique est maintenant disponible (Rattana et al., 2001) mais la régénération n’est pas encore complètement maîtrisée. Nous avons donc entrepris d’étudier nos promoteurs, en parallèle, en plantes modèles (riz et Arabidopsis).
Une collaboration Cirad-CNRA a porté sur la caractérisation de la diversité génétique de la collection de Côte d’Ivoire tant au niveau agronomique que moléculaire. Les premières analyses de diversité génétique de Hevea brasiliensis, avait été réaliséeau laboratoire Biotrop à l’aide de marqueurs isozymes et RFLP. Ces travaux ont révélé une structuration de la diversité génétique de l’espèce H. brasiliensis, non détectée au niveau morpho-agronomique, en relation avec l’origine géographique des populations. Plus précisément, 6 groupes génétiques ont pu être définis, chaque groupe rassemblant des populations originaires d’un même bassin fluvial amazonien.
Une étude méthodologique sur un sous-échantillon réduit (183 clones) de la collection de Côte d’Ivoire a été réalisée afin d’optimiser la constitution d’une " core collection ". Les résultats préliminaires suggèrent qu’un échantillonnage optimisé, garantissant une bonne représentation de la diversité de la collection totale, peut être obtenu en prenant en compte la structuration en groupes génétiques et la diversité allélique intra-groupe. La question se pose maintenant de la faisabilité du génotypage de grandes collections.
Une analyse de la diversité de 300 clones d’hévéa a été réalisée à l’aide de 17 marqueurs microsatellites répartis sur 10 des 18 groupes de liaison de la carte génétique de l’hévéa (2x=2n=36). Les microsatellites révèlent le même patron de structuration que l’analyse combinée des isozymes et RFLP. Le polymorphisme des microsatellites apparaît extrêmement élevé avec en moyenne 17 allèles par locus microsatellites, contre 3,5 pour les isozymes. Les microsatellites constituent bien un outil potentiel pour le génotypage de grandes collections de clones.
Un verger à graine d’hévéa planté en Côte d’Ivoire en 1992 a été utilisé pour évaluer le taux d’autofécondation, le nombre et la distance des pères contribuant à la descendance d’un arbre mère et ainsi évaluer la pollinisation libre comme méthode de brassage . Les résultats des tests de paternité, en utilisant une analyse statistique par maximum de vraisemblance (logiciel Cervus) donne les résultats suivants : a) les microsatellites s’avèrent très puissants pour l’identification du vrai père parmi les 50 possibles ; au risque de 5% le père a pu être identifié pour 99% des descendants, b) le taux d’autofécondation est faible mais non nul contrairement à ce qui était attendu chez une espèce supposée strictement allogame : il varie de 0 à 16% selon l’arbre mère ; c) la contribution paternelle des arbres du verger est très déséquilibrée : 5% des géniteurs ont été identifiés comme pères pour 67% des descendants.
La cartographie du génome a débuté au début des années 1990. Hevea brasiliensis, comme les 9 autres espèces du genre Hevea, était considéré comme un tétraploïde avec 2n=4x=36 chromosomes. Les travaux de cartographie génétique par RFLP réalisés sur cette espèce ont révélé une organisation diploïde du génome, avec une faible proportion de locus dupliqués.
Une carte génétique a été construite sur une F2 de 75 individus issus de l’autofécondation du clone PB260, par analyse de 181 marqueurs (161 RFLP, 15 microsatellites et 5 isozymes).
Les 2 autres populations de cartographie étudiées sont issues du même croisement entre 2 géniteurs hétérozygotes PB260 x FX3899, la stratégie " double pseudo-testcross " conduisant à analyser les recombinaisons génétiques indépendamment chez chaque parent dans un premier temps, puis à fusionner (carte synthétique) les 2 cartes parentales s’il y a colinéarité. FX3899 (alias RO38), est un hybride interspécifique H. benthamiana x H. brasiliensis, sélectionné pour sa résistance génétique au Microcyclus. Au total 777 locus ont été cartographiés par analyse de ségrégation sur 109 descendants, avec une moitié de marqueurs locus-spécifiques : 336 RFLP, 43 microsatellites et 10 isozymes. Les 2 cartes parentales sont parfaitement colinéaires. Cinq régions chromosomiques dupliquées ont été détectées impliquant seulement 18 locus ( sur les 389 locus spécifiques). La taille génétique du génome de l’hévéa est relativement grande couvrant 2150 cM pour la carte synthétique, avec une faible différence de 17% entre les 2 parents.
L'effort principal de localisation de facteurs génétiques d'intérêt agronomique a porté sur la résistance au Microcyclus (Lespinasse et al, 2000b), champignon endémique qui limite la culture sur le continent américain (cf figure ci-contre). Pour environ la moitié des marqueurs, la carte a été construite sur une descendance élargie de 195 individus du même croisement PB260 x FX3899 (Lespinasse et al, 2000a). C’est cette descendance qui a servi à l’analyse QTL de la résistance. L’évaluation de la résistance des 195 descendants a été réalisée, à la station de phytopathologie du Cirad-Guyane, en condition d’inoculation contrôlée à l’aide de 5 souches isolées du champignon. Huit QTL localisés sur 7 groupes de liaison ont été identifiés, dont un QTL majeur localisé sur le groupe g13, identifié pour toutes les souches inoculées, tandis que les 6 autres QTL présentaient des niveaux variables de spécificité vis à vis des 5 souches.
Le stress oxydatif (production non compensée de formes toxiques d’oxygène), généré par l’exploitation intensive a des répercussions importantes sur la production. Il affecte aussi bien l’écoulement du latex que la régénération du contenu cellulaire entre deux saignées. Un certain nombre de facteurs biochimiques ou moléculaires impliqués dans la protection contre le stress oxydatif ont été identifiés. Nous avons entrepris d’analyser l’évolution de ces facteurs (activité enzymatique, expression des gènes, niveaux d’antioxydants) en fonction de l’intensité d’exploitation (i.e. nombre de stimulations éthyléniques annuelles) pour plusieurs génotypes plus ou moins sensibles au stress d’exploitation, afin de désigner les facteurs significativement corrélés au potentiel de production des arbres.
Ces travaux sont accompagnés du clonage de promoteurs de gènes spécifiques des tissus laticifères et/ou inductibles par les stress. Deux types de promoteurs ont été clonés à partir de 2 familles de gènes d’hévéa codant pour l’hévéine et la glutamine synthétase (GS) et qui présentent potentiellement plusieurs spécificités intéressantes (Pujade-Renaud et al., 2001). L’hévéine est une protéine présente exclusivement et massivement dans les cellules laticifères. Les gènes d’hévéine sont induits par la blessure et par le traitement éthylénique. Les différents gènes de glutamine synthétase isolés chez l’hévéa sont induits ou sur-exprimés de manière précoce dans les cellules laticifères par un traitement éthylénique. Les promoteurs isolés ont été clonés en fusion avec un gène rapporteur (gus) dans un vecteur de transformation. La fonctionnalité des promoteurs a été démontrée en expression transitoire dans du cal d’hévéa transformé par biolistique. Une méthode de transformation génétique permettant l’établissement de lignées de cal transgénique est maintenant disponible (Rattana et al., 2001) mais la régénération n’est pas encore complètement maîtrisée. Nous avons donc entrepris d’étudier nos promoteurs, en parallèle, en plantes modèles (riz et Arabidopsis).
samedi 6 décembre 2008
vendredi 18 juillet 2008
samedi 14 juin 2008
Plongée dans une tradition bouddhiste au Laos
Les enfants, les adolescents et même certains adultes s'arment de pistolets à eau. Ils guettent les passants et particulièrement les touristes, d'un regard taquin. Photo Caroline Touzin, La Presse
Caroline Touzin La Presse Si vous prévoyez visiter le Laos, mettez une croix dans votre agenda à la mi-avril. Pendant trois jours, les Laotiens célèbrent la fête de l'Eau (le Songkan) en s'aspergeant joyeusement. Cette fête marque le début du Nouvel An lao. Et les touristes n'ont pas le choix de plonger dans la célébration. Personne n'est épargné.
Tout le Laos célèbre, mais la ville la plus fêtarde est Luang Prabang. Les célébrations durent une semaine dans cette magnifique ville inscrite sur la liste du Patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. C'était donc à Luang Prabang que je devais être! La ville de 26 000 habitants bourdonnait déjà de touristes à la veille des festivités, le 12 avril. Par chance: j'avais réservé ma chambre deux semaines à l'avance. Et la majorité des pensions affichaient déjà complet quand j'ai fait ma réservation. Il ne restait plus qu'une chambre chez Ammata Guest House, «l'une des meilleures adresses de la ville», selon le guide Lonely Planet. Petite parenthèse: ne vous fiez pas aux prix indiqués dans les plus récents guides, ils ont souvent doublé depuis. L'industrie touristique se développe rapidement dans ce petit pays de l'Asie du Sud-Est. Au premier jour des festivités, vers midi, les commerçants sortent de gros seaux et des boyaux tout le long des principales rues de la ville. Les enfants, les adolescents et même certains adultes s'arment de pistolets à eau. Ils guettent les passants et particulièrement les touristes, d'un regard taquin. Ils sont souvent postés des deux côtés de la rue. Pas moyen de faire trois pas sans se faire arroser. «Bun pi mai» (Bonne année), lancent-ils, souriants. Certains ont des sacs de farine et dans de rares cas, de la peinture, question de bien barbouiller le passant. Si le touriste est plus souvent à pied, les Laotiens préfèrent défiler tout l'après-midi dans les rues de la ville entassés dans des boîtes de camion. Ils boivent de la Beerlao (bière locale) et lance de l'eau aux autres automobilistes. Les conducteurs de mobylettes sont souvent aveuglés par toute cette eau. Par chance, ils roulent lentement Personne ne rechigne à se faire rafraîchir, puisque le Nouvel An tombe au plus fort de la saison chaude et sèche. À mon retour à la pension, non loin de la rue principale, j'étais entièrement trempée. Mon hôte m'a regardée, l'air amusé, puis m'a invité à une cérémonie traditionnelle bouddhiste en fin de journée. Le Songkan est bien sûr plus qu'un prétexte à se lancer de l'eau. Songkan signifie le passage du soleil du zodiaque du Poisson à celui du Bélier. D'après la croyance, l'esprit de l'ancien Songkan part pendant cette période pour céder la place au nouveau. Cette année, on fêtait le début de l'an 2551 de l'ère bouddhiste. À l'heure du souper, neuf moines sont donc arrivés à la pension vêtus de leur traditionnelle robe safran. Des offrandes, des chandelles et des fleurs étaient placées au centre de la pièce. Pendant plus d'une demi-heure, les moines ont récité des prières en compagnie d'une dizaine de membres de la famille de notre hôte. Je suis restée un peu à l'écart, fascinée par la concentration des moines et la musicalité de leurs prières. Le second jour, j'ai assisté à une procession de fidèles en costumes colorés, certains juchés sur des chars allégoriques. C'était la première d'une série de processions symboliques. C'est également le moment pour les croyants de laver les statues de bouddha dans les nombreux temples de la ville. Et de nouer des fils blancs sacrés aux poignets de leurs proches. Des Laotiens d'autres villages avoisinants convergent aussi vers Luang Prabang pour monter les 250 marches de l'escalier qui mène au sommet du mont Phu Si - situé au centre de la ville. Ils viennent y faire des offrandes de riz gluant. Les jeunes - et certains moins jeunes - ne cessent de s'arroser de la semaine. Je les soupçonne de déjà rêver à l'an 2552._______________________ le laos pays qui donne envie de vivre la bas www.laosfrance.blogspot.com
lundi 9 juin 2008
les chinois boycote la france
Y aura-t-il des touristes chinois en France cet été ?
Julie Connan (lefigaro.fr) avec AFP30/05/2008 Mise à jour : 15:45
Commentaires 137
.
En 2007, la France a accueilli quelque 700.000 touristes chinois et le gouvernement français vise 100.000 visiteurs de plus, chaque année.
La municipalité de Pékin dément avoir donné de consigne aux tours opérateurs de retirer la France de leurs catalogues touristiques. Pourtant, sur le terrain, la désaffection des touristes chinois commence déjà à se faire ressentir.
Les Chinois vont-ils boycotter la Tour Eiffel et les grands magasins cette année ? Plusieurs tours opérateurs de Pékin ont affirmé jeudi voir reçu une consigne de la municipalité, leur demandant de retirer la France de leurs catalogues touristiques. Une consigne que l'administration pékinoise dément avoir donnée.
«Nous n'avons reçu aucune confirmation officielle», précise Pierre Shi, directeur général de China Travel Service, l'une des vingt agences chinoises en France qui se partagent ce marché. Selon lui, il s'agit juste de «rumeurs». Seule recommandation officielle : le gouvernement déconseille aux délégations de venir en France pour faire des économies au profit des régions sinistrées par le séisme.
De son côté, la municipalité de Pékin fournit encore une autre explication : elle «a simplement demandé aux voyagistes de rappeler aux touristes chinois de faire attention à leur sécurité», selon un responsable sous le couvert de l'anonymat.
Ces justifications, dans tous les cas peu claires, ont poussé le Quai d'Orsay à réclamer des éclaircissements. «Il faut absolument que nous ayons des explications, car ce serait préoccupant si ce devait être confirmé», a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani.
«C'est comme un ordre»
Reste que ces «rumeurs» suffisent à changer la donne sur le terrain. Sur Internet, les appels au boycott liés au Tibet et à la flamme olympique trouvent un écho considérable. «C'est comme un ordre, donc les Chinois le suivent», explique Pierre Shi, un Français d'origine chinoise. «Sur les sites chinois, les appels au boycott ne concernent plus Carrefour, parce que cela pénalise aussi les Chinois qui y travaillent. Ils portent désormais sur un boycott de la France, pour toucher directement la consommation», raconte le responsable au figaro.fr. Et d'ajouter : «les internautes sont très virulents, il n'y a même pas besoin du gouvernement pour donner des consignes».
Quelque soit l'origine de cette rumeur, l'effet s'en fait déjà ressentir sur le terrain. «Les demandes de voyage sont stoppées depuis deux semaines. Ce matin, je n'ai eu qu'une seule, alors que d'habitude, j'en ai des dizaines. Il y a de quoi s'inquiéter, comment on fait pour vivre ?»», s'interroge Pierre Shi.
L'enjeu est en effet de taille : en 2007, la France a accueilli quelque 700.000 touristes chinois et le gouvernement français vise 100.000 visiteurs de plus, chaque année.
Pour lui, une seule solution peut permettre d'enrayer cette dynamique. «L'Etat doit réagir pour essayer de charmer le citoyen chinois. Je lance un appel pour qu'il y ait une campagne de séduction pour déjouer ces rumeurs».
Julie Connan (lefigaro.fr) avec AFP30/05/2008 Mise à jour : 15:45
Commentaires 137
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En 2007, la France a accueilli quelque 700.000 touristes chinois et le gouvernement français vise 100.000 visiteurs de plus, chaque année.
La municipalité de Pékin dément avoir donné de consigne aux tours opérateurs de retirer la France de leurs catalogues touristiques. Pourtant, sur le terrain, la désaffection des touristes chinois commence déjà à se faire ressentir.
Les Chinois vont-ils boycotter la Tour Eiffel et les grands magasins cette année ? Plusieurs tours opérateurs de Pékin ont affirmé jeudi voir reçu une consigne de la municipalité, leur demandant de retirer la France de leurs catalogues touristiques. Une consigne que l'administration pékinoise dément avoir donnée.
«Nous n'avons reçu aucune confirmation officielle», précise Pierre Shi, directeur général de China Travel Service, l'une des vingt agences chinoises en France qui se partagent ce marché. Selon lui, il s'agit juste de «rumeurs». Seule recommandation officielle : le gouvernement déconseille aux délégations de venir en France pour faire des économies au profit des régions sinistrées par le séisme.
De son côté, la municipalité de Pékin fournit encore une autre explication : elle «a simplement demandé aux voyagistes de rappeler aux touristes chinois de faire attention à leur sécurité», selon un responsable sous le couvert de l'anonymat.
Ces justifications, dans tous les cas peu claires, ont poussé le Quai d'Orsay à réclamer des éclaircissements. «Il faut absolument que nous ayons des explications, car ce serait préoccupant si ce devait être confirmé», a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani.
«C'est comme un ordre»
Reste que ces «rumeurs» suffisent à changer la donne sur le terrain. Sur Internet, les appels au boycott liés au Tibet et à la flamme olympique trouvent un écho considérable. «C'est comme un ordre, donc les Chinois le suivent», explique Pierre Shi, un Français d'origine chinoise. «Sur les sites chinois, les appels au boycott ne concernent plus Carrefour, parce que cela pénalise aussi les Chinois qui y travaillent. Ils portent désormais sur un boycott de la France, pour toucher directement la consommation», raconte le responsable au figaro.fr. Et d'ajouter : «les internautes sont très virulents, il n'y a même pas besoin du gouvernement pour donner des consignes».
Quelque soit l'origine de cette rumeur, l'effet s'en fait déjà ressentir sur le terrain. «Les demandes de voyage sont stoppées depuis deux semaines. Ce matin, je n'ai eu qu'une seule, alors que d'habitude, j'en ai des dizaines. Il y a de quoi s'inquiéter, comment on fait pour vivre ?»», s'interroge Pierre Shi.
L'enjeu est en effet de taille : en 2007, la France a accueilli quelque 700.000 touristes chinois et le gouvernement français vise 100.000 visiteurs de plus, chaque année.
Pour lui, une seule solution peut permettre d'enrayer cette dynamique. «L'Etat doit réagir pour essayer de charmer le citoyen chinois. Je lance un appel pour qu'il y ait une campagne de séduction pour déjouer ces rumeurs».
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